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samedi 3 février 2018

Top de janvier

Ce premier mois de 2018 a été riche en lectures précieuses, je vous en livre immédiatement la substantifique moelle.



Premier roman coup de poing, sur le mensonge fait aux enfants d'ouvriers sur l'ascension sociale par la réussite scolaire. On ressort sonné, et lucide, sur les rouages d'un piège à grande échelle. 



Lauréat du Pullitzer 2016 et du prix du meilleur livre étranger 2017, Le sympathisant nous raconte l'histoire d'une "taupe", un capitaine de l'armée sud Vietnam qui est en réalité un agent double communiste. L'une des révélations littéraires de 2017. 



Konbini nous raconte l'histoire d'une femme socialement inadaptée qui a trouvé refuge dans un konbini, où elle exerce un emploi de caissière. On y découvre le Japon des marges sociales, le poids des traditions et des normes imposées aux individus. 



Deux jeunes gens se rencontrent et s'aiment dans un pays menacé par la guerre civile. Lorsqu'ils décident de s'enfuir, ils laissent derrière eux leurs proches, et découvrent les privations, les humiliations, la détresse d'un quotidien de migrants, en route pour un lieu inconnu où ils ne sont pas les bienvenus. A ne pas manquer. 



Premier roman éblouissant à la prose fulgurante, Fugitive parce que reine nous offre le portrait grandiose d'une femme libre et insatiable, excessive, entière. Une ode à la mère, et à la femme avant elle. 


Enfin, je ne peux terminer cet article sans attribuer une mention spéciale à la saga La passe-miroir de Christelle Dabos, qui n'apparaît pas ci-dessus dans la mesure où le registre est très différent, mais qui a fait de mon mois de janvier un mois d'enthousiasme irréfréné. Merci la SF. 


dimanche 31 décembre 2017

Top 2017

2017 a été un millésime particulièrement trépidant en matière de lecture. Pour cette raison, je me fends d'un top 10 au lieu du traditionnel top 5, parce qu'il était dommage de ne pas parler de certains romans qui m'ont pourtant beaucoup marquée.

Voici donc, dans le monde de Romanthé, l'essentiel de 2017.

10. La nuit pour adresse, Maud Simonnot.


Ne manquez pas votre rendez-vous avec Robert McAlmon, éditeur de génie oublié par l'Histoire, au destin incroyable raconté avec talent par Maud Simonnot. Un premier roman qui revisite les années 1920, pour notre plus grand bonheur ! 


9. L'art de perdre, Alice Zeniter.


Le dernier roman d'Alice Zeniter confirme tout le bien que l'on pouvait penser d'elle. Dans l'art de perdre, elle explore le sort des harkis, et les séquelles identitaires laissées par la guerre d'Algérie à ceux qui y ont tout perdu. 

8. Bakhita, Véronique Olmi.


Véronique Olmi nous raconte le destin de Bakhita, petite fille née au Soudan dans les années 1870, enlevée et vendue comme esclave, servant un maître après l'autre, subissant tous les outrages, jusqu'à ce qu'elle soit achetée par un consul italien qui l'amène en Europe, où elle rentrera dans les ordres. Un récit qui bouleverse, et ne laisse pas indemne. 

7. No home, Yaa Gyasi.


Dans ce premier roman au souffle épique, Yaa Gyasi nous raconte le destin de deux soeurs africaines séparées. Leur descendance, aux racines brisées, grandit de part et d'autre de l'Atlantique, frappée par la même malédiction. Laissez-vous emporter par la plume ensorcelante de l'auteur...

6. Marx et la poupée, Maryam Madjidi.


Goncourt du premier roman, Marx et la poupée nous emmène en Iran, et nous raconte les parents militants de la narratrice, leur exil en France, la béance laissée par ce pays aimé déchiré par la violence. Epoustouflant. 

5. L'ordre du jour, Eric Vuillard.


Cet auteur-là n'en est pas à son coup d'essai, et remporte le Goncourt 2017, grâce à un roman qui revisite les années 1930 en Europe, et en particulier l'épisode de l'Anschluss, après l'accession de Hitler au pouvoir, favorisée par le patronat industriel. Des noms qui entrent en résonance avec l'actualité, et qui laissent bien songeur...

4. La petite danseuse de quatorze ans, Camille Laurens.


Camille Laurens nous livre un essai dans lequel elle part à la recherche de la muse de Degas, l'adolescente qui a inspiré la célèbre figurine de bronze, et à travers elle, nous raconte la condition des petits rats de l'opéra à la fin du XIXe siècle à Paris, ces jeunes filles souvent issues de milieux populaires qui devaient se démarquer à tout prix pour permettre à leur famille de survivre. Une lecture édifiante...

3. La serpe, Philippe Jaenada.




Ce n'est pas sans enthousiasme que je vous annonce la présence de Philippe Jaenada dans ce top 3 annuel, grâce à un livre d'une grande richesse, qui a le mérite d'explorer une forme littéraire qui me semble relativement inédite, l'auteur ne se cachant pas derrière un narrateur, nouant une complexité évidente avec son lecteur, et décrivant les étapes et détails d'une enquête captivante... Sans le moindre doute, l'un des incontournables de l'année 2017 ! 

2. La terre qui les sépare, Hisham Matar.


Dans cet essai, Hisham Matar raconte la recherche de son père, opposant à Khadafi disparu dans les prisons libyennes après avoir été livré par la police égyptienne, et sur les traces duquel son fils se lance pendant des années, espérant obtenir la preuve de la vie ou de la mort de son père. Cette "histoire vraie" est glaçante, bien entendu ; elle lève le voile, en outre, sur les conditions d'arrestation et de détention en Libye au cours des trente dernières années, et les manoeuvres politiques menant à la rétention ou à la libération de civils ayant commis comme seul crime la manifestation de leur désaccord avec le régime en place. 

1. Dans la forêt, Jean Hegland. 

La première place revient à un roman un peu particulier, puisqu'il a été écrit en 1996, mais a été traduit et publié en français seulement en 2017, soit plus de vingt ans plus tard. Pourtant, il ne perd rien de sa fulgurance. Dans un cadre post-apocalyptique, deux soeurs tentent de survivre dans la maison familiale isolée dans la forêt. Un sujet pourtant largement abordé dans la littérature, mais traité magistralement par Jean Hegland, ce qui, à mes yeux, le distingue de la foule de ses semblables, et en fait un roman incontournable qui hante longtemps ses lecteurs. 


Comme vous pouvez le constater, le top de cette année est en grande majorité français, ce qui me fait penser qu'il serait pertinent de m'intéresser davantage à ce qui s'écrit dans la littérature non francophone ! 

Je ne peux pas décemment finir cet article sans citer les autres grands romans découverts en 2017, et qui méritent d'être lus : Underground Railroad de Colson Whitehead, Innocence d'Eva Ionesco, L'archipel d'une autre vie d'Andrei Makine, ou encore l'excellente Double nationalité de Nina Yargekov, ainsi que Gabriële, le roman écrit à quatre mains par les soeurs Berest.

Sur ce, je vous souhaite à tous une très belle et littéraire année 2018 ! 

samedi 30 décembre 2017

Top de décembre

Le temps file, nous voici déjà au dernier top mensuel de l'année...
Avant de vous proposer une rétrospective des meilleures lectures de l'année, je vous propose de faire le tour de celles qui ont marqué le mois de décembre.


5. Le Presbytère, Ariane Monnier

Ariane Monnier nous emporte dans une atmosphère étouffante, entre jeux d'enfants et menaces sourdes, au coeur du Presbytère... 

4. Ma reine, Jean-Baptiste Andrea
Demeurons au pays de l'enfance, auprès de Shell, un enfant qui fugue pour partir à la guerre, et croise sur son chemin Viviane, qui devient sa reine. On goûte le regard étrange et pur porté par les enfants sur le monde qui les entoure. 

3. Underground Railroad, Colson Whitehead
Chasse à l'homme le long du réseau souterrain ayant permis à des esclaves en fuite de rejoindre le Canada... Colson Whitehead nous transporte au coeur des plantations de coton, là où les esclaves ne sont pas vraiment des hommes, et où l'espoir est un fardeau. 

2. Bakhita, Véronique Olmi
Sur une thématique proche, Véronique Olmi nous raconte l'histoire de Bakhita, petite fille enlevée au Darfour alors qu'elle n'a que sept ans dans les années 1870, et qui sera vendue, passant de maître en maître, jusqu'à ce qu'un consul italien l'emmène avec lui en Europe, où un destin inattendu s'ouvre à elle... Un récit dont, pour une fois, j'oserais dire qu'il est bouleversant. 

1. L'ordre du jour, Eric Vuillard
Eric Vuillard revisite l'histoire, et en particulier l'épisode de l'Anschluss, et l'implication des patrons industriels dans l'accession au pouvoir de Hitler et les épisodes qui ont mené à la guerre. Le style est mordant, dépoussière la grande Histoire et ne laisse pas de répit à ceux qui croyaient s'en tirer à bon compte. 

samedi 2 décembre 2017

Top de novembre

Et hop, voilà l'avant-dernier top de l'année !

5. Il n'y a pas internet au paradis, Gaëlle Pingault

Une jeune femme apprend le suicide de son compagnon, suite aux pressions extrêmes dont il a fait l'objet dans son environnement professionnel. Roman actuel et grave, Il n'y a pas Internet au paradis se démarque aussi par sa prose mordante, d'autant plus inattendue.  

4. Légende d'un dormeur éveillé, Gaëlle Nohant


Gaëlle Nohant exhume les textes de Desnos, et retrace son parcours avec passion et précision. Un très beau roman.

3. De l'influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles, Jean-Michel Guenassia


Un ado androgyne tâche d'assumer son identité sexuelle alors que sa mère refuse d'accepter son hétérosexualité : Jean-Michel Guenassia change de cadre et nous emmène sur les traces de David Bowie, pour notre plus grand bonheur. 

2. Tiens ferme ta couronne, Yannick Haenel

Un écrivain décide d'écrire un scénario autour du grand Melville, encouragé en cela par le réalisateur Michael Cimino. Le récit vous réserve de la verve et des surprises, ne vous en privez pas ! 

1. L'art de perdre, Alice Zeniter


Très grand roman d'Alice Zeniter, L'art de perdre raconte le sort d'une famille qui quitte l'Algérie au lendemain de la guerre d'indépendance, au cours de laquelle elle a prêté assistance aux Français. Mais en France, reconstruire une identité et une histoire n'est pas sans embûche, et le mystère qui entoure l'implication d'Ali, le patriarche, dans la guerre, le conduit à s'éloigner de son fils. Sa petite-fille sera celle qui retournera au pays. Un roman d'une grande intelligence, qui a le mérite d'explorer un non-dit historique. 

mardi 31 octobre 2017

Top d'automne

Gros retard de ma part (impardonnable) sur la publication des tops mensuels...
Je me flagèle et m'arrache les ongles, et vous supplie de ne pas me laisser.

Voici donc, pour commencer, le top 5 des lectures de septembre.

5. King Kong Theory, Virginie Despentes


L'essai coup de poing de Virginie Despentes, indispensable pour décrypter certaines positions féministes actuelles, et comprendre de quels combats on parle, sur des sujets comme le viol ou la prostitution (qui n'ont rien à voir, on est d'accord, cette phrase n'était pas très habile). 

4. Histoire d'une mère, Amanda Prowse


Une jeune femme perd pied à la naissance de son enfant, mais son entourage ne perçoit pas sa détresse, persuadé qu'elle a tout pour être heureuse. Le récit, intelligent, interroge la culpabilité et la solitude des parents qui ne rentrent pas dans le schéma classique et socialement admis de la parentalité comblée.  

3. Innocence, Irina Ionesco


L'un des romans forts de la rentrée littéraire, qui se distingue en premier lieu par une écriture très particulière, directe, libre, insolente, pourrait-on penser, qui marque le lecteur. Une belle surprise, signée Irina Ionesco. 

2. Une fille dans la jungle, Delphine Coulon


A Calais, dans la jungle démantelée, des enfants venus de pays lointains et arrivés là après de longs périples se cachent, essaient de survivre, pour passer en Angleterre. Le roman de Delphine Coulon met en lumière la situation abjecte des migrants, dont des enfants, en France, et en appelle, sans le dire, à notre humanité. 

1. La serpe, Philippe Jaenada


Ne croyez pas que Philippe se retrouve en première place par pure subjectivité de ma part. Son dernier roman est une enquête foisonnante, qui revisite un vieux fait divers pour en proposer une lecture inédite, qui se tient drôlement bien. Avec, toujours, la même verve qui fait son succès. Incontournable.


J'enchaîne sans vergogne sur les cinq lectures à retenir du mois d'octobre :

5. Le courage qu'il faut aux rivières, Emmanuelle Favier


Ce roman au titre intriguant sort des sentiers battus, et prend pour cadre l'Albanie, en racontant l'histoire d'une vierge jurée, Manushe. Le récit, par ailleurs poétique et très sensuel, lève le voile sur la situation des femmes dans certains territoires des Balkans. 

4. Des canons et des fleurs, Georges Cziffra


L'autobiographie de Cziffra, peut-être le plus grand pianiste du XXe siècle, dont l'histoire est absolument glaçante. Une lecture instructive. 

3. Mademoiselle, à la folie!, Pascale Lécosse


Catherine, comédienne, est malade. Après une belle carrière sous les projecteurs, elle perd les noms, les visages, ses repères volent en éclats. A ses côtés, Jean, son amant volage, et Mina, son double, sa béquille, qui la soutient envers et contre tout. Un roman grave et léger à la fois, à l'écriture pleine de panache. 

2. Watership Down, Richard Adams


Quand Hazel et Fyveer partent à la recherche d'une nouvelle garenne, on va au-devant d'aventures incroyables que l'on ne pourra pas lâcher d'un poil. Une grande fiction du XXe siècle, plus toute jeune, et qui pourtant, n'a rien perdu de sa superbe. 

1. Rebecca, Daphné du Maurier


Et oui, un classique truste la première place ce mois-ci, mais il faut dire que le chef d'oeuvre de Du Maurier me hante encore beaucoup, des semaines après l'avoir terminé... Ne manquez pas ce roman à l'atmosphère envoûtante, et à la trame intelligemment ficelée, qui laisse en outre des possibilités d'interprétation intéressantes. 

vendredi 1 septembre 2017

Top d'août

Le mois fut riche en émotions (à défaut d'être riche en jours de vacances), et c'est donc réjouie que je vous présente le top du mois d'août, et les livres à ne manquer sous aucun prétexte.


5. Les terres dévastées, Emiliano Monge


Retenez votre souffle pendant la lecture du roman haletant d'Emiliano Monge, qui vous emmènera dans la jungle mexicaine, et vous fera reconsidérer la nature humaine. L'un des livres coups de poing de la rentrée!

4. La douleur du géant, Diekoye Oyeyinka


Observez les débuts d'un auteur nigérian qui est appelé à compter sur la scène internationale! L'occasion de vous plonger dans l'histoire récente du Nigéria, à travers le destin de plusieurs personnages hauts en couleurs...

3. No home, Yaa Gyasi


Un premier roman foisonnant, racontant le destin de deux sœurs et de leurs descendants, entre l'Afrique et l'Amérique, sur une durée de trois siècles. L'auteur nous envoûte grâce à son écriture lumineuse, et les thèmes graves abordés. 

2. Le jour d'avant, Sorj Chalandon


Le dernier Chalandon fait débat, en ce qui me concerne il s'est agi d'une lecture mouvementée, exaltante, émotionnelle, qui m'a emportée d'un bout à l'autre du récit, et m'a laissé assommée. Le pacte de lecture a été merveilleusement honoré. 

1. La petite danseuse de quatorze ans, Camille Laurens


Après moult réflexions, la première place, convoitée par l'ami Sorj, revient finalement au livre de Camille Laurens, La petite danseuse de quatorze ans, qui tient davantage de l'essai que du roman à proprement parler. L'auteur exhume l'histoire de la petite danseuse qui a été la muse de Degas et lui a inspiré sa célèbre statuette, dressant le portrait d'une époque, d'un peintre, et d'un petit rat comme tant d'autres, une jeune fille sombrée dans l'oubli. Edifiant, surprenant, révoltant, cette lecture est de celles que l'on n'oublie pas. 

A vos livres, donc, et rendez-vous le mois prochain avec tout plein de nouveautés littéraires!

mardi 1 août 2017

Top de juillet

Le mois de juillet a été un peu chaotique, moins de lectures que d'habitude, mais j'ai néanmoins, il va sans dire, un petit florilège à vous présenter.
Voici les lectures à vous procurer, s'il vous manque des pistes pour vos vacances d'été.

5. Leur séparation, Sophie Lemp


Première lecture de la rentrée littéraire, qui m'a ménagé une agréable surprise : avec beaucoup de sensibilité, Sophie Lemp se remémore la séparation de ses parents, et la rupture qu'elle a occasionné dans sa vie. Intime et nostalgique, Leur séparation est un récit qui aborde un point de vue habituellement passé sous silence...

4. Le fou du roi, Mahi Binebine


Le narrateur relate la vie de Mohamed, son père, qui a passé sa vie auprès de Sidi, son roi, qu'il avait pour tâche de distraire. A travers ce récit, l'auteur aborde avec intelligence le rapport entre le roi et son sujet, et interroge la possibilité de l'amitié entre deux hommes qui ne sont pas égaux. 

3. La servante écarlate, Margaret Atwood


Dans le top 3, sans surprise, le livre qui a inspiré la série événement de ces derniers mois, The Handmaid's Tale. Margaret Atwood livre une "dystopie féministe", décrivant un futur inquiétant où les droits des femmes (et, plus globalement, les droit individuels) ont sérieusement reculé au nom de la sécurité et de l'efficacité. Troublant!

2. Vernon Subutex 3, Virginie Despentes


Sans doute le must-read de l'été, le très attendu tome 3 de la saga Vernon Subutex! On y retrouve Vernon en gourou, héritier d'une fortune miraculeuse, tandis qu'une vengeance se trame... Virginie Despentes finit en beauté ce qui restera l'une des grandes sagas du siècle. 

1. La terre qui les sépare, Hisham Matar


La première place revient à un livre choisi par hasard, qui m'a complètement retournée. Opposant de Khadafi, Jaballa Matar a disparu en 1990, enlevé par la police égyptienne et remis aux autorités lybiennes. Plus de vint ans plus tard, à la mort de Khadafi, les prisons sont vidées, mais Jaballa n'est pas retrouvé. Son fils, Hisham, mène une enquête douloureuse ponctuée d'obstacles, dont il nous livre le détail dans son roman. A mettre absolument entre toutes les mains. 

lundi 3 juillet 2017

Top de juin

Et bien voilà, le jour "le plus long de l'année" est déjà derrière nous (le 21 juin), il ne nous reste que juillet et août pour nous consoler de l'hiver approchant... Face à ce tableau apocalyptique, je vous propose de nous réconforter en parcourant le top de juin. 



En cinquième position, un roman qui m'a plu pour l'immersion qu'il propose dans le monde de la petite entreprise française, les enjeux qu'il souligne, que l'on connaît bien, mais qu'il est intéressant d'aborder depuis un nouveau point de vue. 



Voyage en Corée, loin des rues colorées et animées et Séoul, et direction Sokcho, une bourgade calme où la protagoniste, une jeune fille travaillant dans une pension, se prend d'intérêt pour un voyageur français qui l'intrigue. 



Roman politique haletant et très accessible, La plume fait à mon sens partie des grandes sorties de l'année, permettant à son auteur de faire une  entrée réussie en littérature. On attend impatiemment le prochain. 



Amoureux des mots et des trésors qu'ils recèlent, Stéphane de Groodt nous propose des chroniques hilarantes et hautes en couleurs, où bagout et politiquement incorrect se côtoient pour notre plus grand bonheur.

1. La jeune fille et la guerre, Sara Novic


Un premier roman dans lequel la protagoniste, d'origine croate, revisite la guerre qui a fait imploser la Yougoslavie dans les années 90, alors qu'elle part sur les traces de son histoire familiale. L'auteur a le mérite de mettre en lumière un pan parfois ignoré de l'histoire de la Croatie - que l'on oublie souvent dès qu'il s'agit de cette période récente -, et se distingue par un style fluide et une intrigue maîtrisée. Prometteur!